Le plateau de Retord, 150 km de pistes nordiques dans le Bugey
Quand la neige arrive dans le Haut-Bugey, les Oyonnaxiens ont deux options : les petits domaines de proximité et les grands espaces. Le plateau de Retord appartient à la seconde catégorie. Ses 150 kilomètres d’itinéraires balisés en font l’un des domaines nordiques les plus vastes du massif, à une quarantaine de kilomètres de la ville, soit moins d’une heure de route.
Le plateau forme une vaste étendue de combes, de forêts et de pâturages, entre 1 150 et 1 200 mètres d’altitude, dans le Haut-Valromey. Trois portes donnent accès aux pistes : les Plans d’Hotonnes, à 1 150 mètres, Cuvéry, à 1 175 mètres, et la Chapelle-de-Retord, à 1 200 mètres. On entre par l’une et on ressort par l’autre, les réseaux étant reliés.
Ski de fond, raquettes et biathlon
L’accès aux pistes se fait depuis les trois portes d’entrée, et l’ensemble du domaine nordique est damé. Le secteur des Plans d’Hotonnes concentre la station à proprement parler, avec neuf téléskis, quinze kilomètres de pistes alpines, un snowpark et l’accès aux boucles de fond. La station fonctionne de la mi-décembre à la fin mars.
Le ski de fond reste la spécialité du lieu. Les itinéraires vont de la boucle verte de deux kilomètres à la piste noire, longue de vingt-trois kilomètres. Les familles y trouvent des pistes courtes et plates, les skieurs entraînés de quoi tenir la journée. Le plateau dispose aussi d’un stade de biathlon, et l’école de ski y donne des cours de biathlon.
Pour ceux qui ne skient pas, neuf sentiers de raquettes balisés et damés partent de Cuvéry et des Plans d’Hotonnes. Luge, snowtubing et airboard complètent la panoplie. Sur le domaine, la Ferme de Retord sert de halte aux skieurs et aux randonneurs sur les parcours R6 et R10, accessibles depuis Cuvéry, la Chapelle et les Plans d’Hotonnes.
Un plateau qui vit aussi l’été
L’hiver n’est pas la seule saison. Dès la fonte, le domaine se transforme en terrain de VTT, avec des randonnées organisées comme la Forest’Ride au départ des Plans d’Hotonnes. Le vélo de route y trouve des cols et des routes peu fréquentées, au point que le secteur accueille une épreuve cycliste de plusieurs jours, l’Ain Bugey Valromey Tour.
Les marcheurs ont le choix entre les crêtes, qui ouvrent sur le mont Blanc et la chaîne des Alpes par temps clair, et les combes forestières. Des randonnées en alpage sont proposées avec une bergerie locale, sur le principe de la marche au rythme du troupeau. Aux Plans d’Hotonnes, un parcours d’orientation patrimonial fait découvrir le hameau en famille, et un marché artisanal s’installe l’été. Ski à roulettes, roller, karts à pédales et trottinettes électriques complètent l’offre estivale.
Le syndicat mixte du plateau de Retord coordonne l’ensemble et publie un calendrier d’animations. On y trouve aussi des visites guidées des glacières de Sylans, ces anciennes fabriques de glace dont l’histoire est racontée dans notre article sur les glacières du Haut-Bugey.
Y aller depuis Oyonnax
L’accès se fait par la route, et la voiture reste le moyen le plus simple. Les itinéraires d’accès passent par Hotonnes, par les départementales D39 et D39B. La gare la plus proche est celle de Bellegarde-sur-Valserine, plus éloignée que la ville d’Oyonnax elle-même.
Un point pratique compte plus que les autres en hiver : du 1er novembre au 31 mars, l’équipement neige est obligatoire pour monter sur le plateau, pneus hiver, chaînes ou chaussettes selon les conditions. Les stations de recharge pour voitures électriques les plus proches se trouvent à Belley, Oyonnax, Pont-d’Ain et Ambérieu-en-Bugey : autrement dit, mieux vaut partir avec une batterie pleine si l’on compte redescendre le soir.
Le plateau se situe à moins d’une heure de Lyon et de Genève, ce qui explique sa fréquentation le week-end. Depuis Oyonnax, l’aller-retour tient dans la journée, et la formule fonctionne dans les deux sens : on dort dans la vallée, on skie sur le plateau, et l’on redescend manger en ville. Pour les autres sorties du secteur, nos pages consacrées aux environs d’Oyonnax font le tour du Haut-Bugey et du parc du Haut-Jura.
Reste une règle simple : sur un plateau, le temps change vite et la neige efface les repères. Les itinéraires balisés et les refuges ouverts en saison valent mieux qu’un raccourci improvisé.