Oyonnax reste calme pendant la mobilisation
Trois rassemblements, aucune dégradation, trois interpellations. Voilà le bilan que la préfecture de l’Ain tire de la journée de mobilisation du samedi 24 octobre. Aucun des trois ne s’est tenu à Oyonnax, où un périmètre d’interdiction avait pourtant été dessiné la veille.
Le préfet avait pris deux arrêtés le 23 octobre pour encadrer la journée, en s’appuyant sur les débordements de la semaine précédente. À Oyonnax, l’interdiction des attroupements et rassemblements non déclarés couvrait la rue Anatole-France du numéro 19 au numéro 158, la portion reliant cette rue à la rue Bichat, et l’avenue Jean-Jaurès, entre 10 h 30 et 19 heures. Le centre-ville commerçant était donc concerné.
Cinq cents personnes devant la préfecture à Bourg-en-Bresse
Les deux rassemblements autorisés se sont tenus dans la capitale départementale. Une quarantaine de personnes se sont réunies à 10 h 30 dans le centre-ville à l’appel de l’association France Palestine Solidarité. Un collectif lycéen a ensuite occupé le parvis de la préfecture de 14 heures à 16 heures, avec près de 500 participants.
Les forces de l’ordre ont procédé à trois interpellations pour outrage et violence envers une personne dépositaire de l’ordre public, ainsi que pour détention de projectiles. Les trois personnes ont été placées en garde à vue.
Une troisième déambulation, non autorisée, a rassemblé une quarantaine de personnes dans le centre-ville de Gex entre 14 heures et 15 h 30. Elle s’est terminée sans incident.
Un dispositif mobilisé toute la journée
Police, gendarmerie et sapeurs-pompiers sont restés engagés sur l’ensemble du département. La préfecture conclut à une journée sans violence, sans dégradation et sans pillage de commerce, et souligne que « aucune perturbation majeure » n’a été constatée.
Le contraste avec le 17 octobre est net. Ce samedi-là, des éléments perturbateurs s’étaient signalés en marge des cortèges, ce qui avait justifié le resserrement du dispositif une semaine plus tard. À Oyonnax, le périmètre interdit n’a jamais été investi.