À l'hôpital du Haut-Bugey, le distributeur d'histoires ne servira que des textes d'habitants

Le centre-ville d'Oyonnax, dans l'Ain
Photo : Jinemon, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons)

Le principe tient en un geste : appuyer sur un bouton et recevoir, imprimée sur un ticket, une histoire courte tirée au hasard. Le distributeur installé aux urgences du centre hospitalier du Haut-Bugey fonctionne ainsi depuis sa mise en service. Du 5 au 18 octobre, il change de contenu : les textes qui en sortiront viendront tous d’habitants du bassin oyonnaxien.

L’opération accompagne les Semaines d’information sur la santé mentale. Elle est portée par le centre social et culturel Jacques-Prévert de Bellignat, avec le centre hospitalier du Haut-Bugey et l’éditeur Short Édition.

Des textes venus des ateliers du territoire

Certaines histoires proviennent du projet « Mémoire d’un territoire », consacré aux souvenirs des habitants. D’autres sont nées d’ateliers autour des haïkus ou du pays d’origine. Pour Nathalie Wolff, coordinatrice du projet, le distributeur donne une seconde vie à ces paroles recueillies dans les ateliers.

Les personnes qui ne savent pas écrire ne sont pas écartées : quelqu’un d’autre peut prendre la plume pour elles. Chaque auteur garde la main sur son texte. Rien n’est publié sans son accord, et il peut choisir de signer de son nom, de son prénom, ou de rester anonyme.

Une trentaine de textes déjà rassemblés

Depuis janvier, le centre social Jacques-Prévert et celui de l’Élan, à Arbent, ont recueilli une trentaine de textes. Les deux semaines d’octobre servent de vitrine au projet. Passé le 18 octobre, ces histoires continueront d’alimenter le distributeur en même temps que les autres.